Chaine Youtube Facebook FR UK
Retour à la liste S'abonner à la newsletter

5 questions à Romain Suire


Nous avons posé 5 questions à Romain Suire - Speaker de l'Open International de Nantes :


1. Romain, tu es speaker pour la 3è fois à Nantes pour cette édition 2017, sous les nefs. Nouveau décor cette année, que penses-tu de ce nouveau lieu pour l'Open International de Squash de Nantes ?

N’étant pas nantais d’origine, j’ai toujours cru que l’évolution de la compagnie Royal Deluxe par le fait qu’elle crée des machines devenues l’emblème de Nantes était quelque chose d’incontournable pour nous, et ce, dès le lancement de la première édition. Je l’avais clairement affiché… « Faire ça, ici, ça serait fou ! ».  Bien évidemment, à l’époque où on parlait de manière informelle d’organiser un open PSA, je n’imaginais même pas que ça se fasse réellement. Aujourd’hui, le lieu des Nefs (« maison de l’Eléphant ») est un lieu drainant un passage énorme chaque jour, des personnes venues du monde entier grâce à l’impact du « Voyage à Nantes » ou des nantais en famille. Dans le cœur de la ville, faire de notre sport en développement une vitrine, là où l’on place le projet au centre de l’évènement sportif, c’est clairement comme un rêve qui devient réalité … On a réussi !

2. Explique-nous un peu, qu'est-ce qui fait que tu sois devenu la "voix" de cet événement ?

A vrai dire je me le demande encore… Tout cet événement étant parti de grands débats de passionnés de squash (et de sport en général), on s’est forcément demandé s’il fallait faire appel à un professionnel pour remplir la mission. Et puis, en imaginant un évènement « cool », décalé, basé sur la démocratisation du sport et sur quelque chose d’anti-conformiste, François m’a un jour dit « toi qui connaît très bien les joueurs et ce sport, tu pourrais le faire ! ». J’ai trouvé ça drôle d’autant que je m’étais exercé au détour d’un pari lors des Championnats de France élite à Strasbourg puis lors des plays-off par équipes de clubs au Mans. J’ai reçu beaucoup de compliments très touchants de la part de dizaines de personnes pensant même que c’était mon métier. Je prends du plaisir à le faire, je le fais spontanément, j’apprends et je pense que ça se ressent. Aujourd’hui la Fédération Française de squash me propose de recommencer pour les phases finales des Championnats de France de Nationale 1 et « cerise sur le bateau » : je deviens même le speaker des Championnats du Monde par équipes à Marseille en décembre… Tout ça parti d’un « délire », je me prends au jeu et je trouve très drôle que, même les commentateurs de Squash TV, me comparent à certains grands et que des joueurs top 30 mondial me disent que je fais ça très bien… Je trouve ça fou !


3. Hormis cette tâche délicate de "MC" que tu incarnes, quel rôle joues-tu également dans l’organisation de ce PSA ?

Au départ, l’idée c’est de jouer le rôle de bénévole comme chaque personne impliquée dans le noyau dur de l’organisation. Je souligne qu’avec désormais plus de 80 bénévoles, l’aventure partie d’un challenge improbable a pris une ampleur qui me surprend toujours. Ça fait bientôt 30 ans que je suis dans le monde du squash. J’ai eu la chance de côtoyer les meilleurs auparavant (et c'est le cas éncore maintenant). Je sers donc à partager mon expérience, à répondre aux attentes des joueurs face à un événement que nous voulons, quoi qu’il en soit, différent. J’ai la chance de connaître le haut niveau et les instances internationales donc je m’efforce de partager les attentes. Je suis aussi en charge de « recruter » ces joueurs qui vont dynamiser le tableau avec pour objectifs de : représenter tous les continents (et souligner le terme open « international »), créer la dureté du tableau, c’est-à-dire obtenir des niveaux proches pour assurer le suspense et qu’il n’y en ait pas un ou deux qui écrasent tout ; puis enfin trouver des joueurs au style spectaculaire et offensif, avec naturellement des personnalités et des forces attractives pour les partenaires et le public nombreux. Je suis aussi fréquemment interrogé sur les points divers de l’organisation, je trouve des partenaires, je participe plus largement à l’échange autour de l’attractivité de l’événement. Nous partageons nos expériences avec la PSA, notamment lors d’autres opens internationaux comme le fameux Canary Wharf où nous nous rendons chaque année. Mon rôle n’est pas seulement de faire taper des mains, il est d’après moi aussi de trouver comment et pourquoi faire taper des mains…

 

4. L'année dernière, Grégoire Marche a remporté pour la 2è fois d'affilée l'Open de Nantes et la jeune égyptienne Hana Ramadan a survolé la compétition féminine. Comment vois-tu les choses pour nos 2 tenants du titre en l'approche de cette nouvelle édition ?
Je vais commencer par les femmes. Nous passons de 5 000 $ de dotation à 15 000 $. Naturellement, les têtes de série de l’édition précédente, qui reviennent, vont être bousculées par des joueuses plus fortes sur le papier. D’après moi Hana Ramadan, sous réserve qu’elle confirme sa présence, joueuse que je connaissais par ses résultats et son potentiel, a toutes ses chances de faire un beau résultat mais je crains que sa victoire finale ne soit plus difficile avec des adversaires classées dans le top 30 mondial et des joueuses plus expérimentées du très très haut niveau. La numéro 2 française Coline Aumard fera d’ailleurs partie des joueuses tête d’affiche difficile à faire tomber. Chez les hommes, la dotation reste la même. J’ai d’ores et déjà fait confirmer la présence de certains joueurs déjà présents l’année dernière et les niveaux en têtes d’affiche devraient de nouveau être assez serrés. Je pense donc en effet que Grégoire a toutes ses chances, lui-même devenu l’une des mascottes nantaises, transcendé par le public pour son invincibilité sur l’évènement. Cependant, de nouveaux joueurs sont aussi attirés par l’open qui fait de plus en plus de bruit dans le monde du squash et le sport ne serait pas ce qu’il est s’il ne réservait des surprises match après match. Je vois donc les cartes totalement redistribuées pour cette 3ème édition et que le meilleur gagne !

 

5. En 2015, au Lieu Unique, tu danses en ghosting sur le son des DJ. En 2016, à la Cité, tu fais le show en tenue vintage introduit par les commentateurs de SquashTV. As-tu déjà prévu quelque chose pour cette nouvelle édition sous les nefs avec les machines de l'île de Nantes en toile de fond ?

C’est vrai qu’en 2017, je n’en reviens toujours pas d’avoir fait ça, d’autant que dans les deux cas, personne n’était au courant et peut-être même pas moi. Certains joueurs internationaux regardant l’open sur Eurosport Player m’ont même envoyé des messages pendant la finale me demandant ce qui m’était passé par la tête… Là encore, je vais laisser la surprise, tout comme de nombreuses seront proposées pendant l’open de Septembre mais à en croire l’adage « jamais deux sans trois », on pourrait bien croire en effet que cette fois-ci j’ai une idée bien précise de la « bêtise » d’avant finale. Je rappelle au passage que le ridicule ne m’a jamais tué et que j’ai découvert après coup que certains de mes clients étaient dans l’assemblée lors des deux premières éditions. Alors pourquoi s’arrêter si ça fait sourire ?


Publié le samedi 1 juillet 2017

News

Chaine Youtube Facebook
Publié le dimanche 3 septembre 2017

Tableaux des qualifications

Les tableaux des qualifications sont maintenant disponibles :





+