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5 questions à Alex Gough


Nous avons posé 5 questions à Alex Gough (WAL) - Directeur général de la Professional Squash Association (PSA) :


1. Vous avez atteint le top 5 mondial il y a 20 ans, qu'est-ce qui a réellement changé depuis sur le circuit international ?

Il me semble que c’était il y a très, très longtemps ! Le sport était très différent à l'époque.

Les trois ou quatre premières années en tant que directeur ont été incroyablement difficiles, nous n’étions qu'une petite équipe de moins de cinq personnes. L'un des plus grands changements est que nous avons grandi de façon significative en tant qu'organisation et nous sommes maintenant impliqués dans tout, depuis la planification, la mise en place de nouveaux événements, jusqu'à l'inscription des adhérents et les négociations TV.
SQUASHTV a été lancé en 2010 et a été l'un des plus grands changements. La technologie des courts, des raquettes, des caméras… a rendu le sport beaucoup plus facile à regarder à la télévision et plus intense pour les spectateurs sur les sites. Nous sommes maintenant en mesure de livrer 500 matchs par an, ce qui signifie que nous pouvons toucher beaucoup plus de personnes avec beaucoup de contenu intéressant. Cela devrait contribuer à faire avancer le squash.

Nous avons maintenant un calendrier de tournois beaucoup plus structuré. De mon temps, nous ne savions jamais vraiment les événements qui arrivaient au cours de la saison. Il était vraiment difficile de planifier toute une saison en tant que joueur. Nous ne pouvions pas donner aux partenaires une liste des événements de la saison car nous ne les connaissions pas ! De nos jours, le calendrier est organisé au moins d’une saison à l’autre, et cela aide dans beaucoup de domaines.

Le jeu a aussi beaucoup changé. Les joueurs sont physiquement plus solides et de plus en plus rapides. La préparation  « scientifique » des sportifs de haut niveau, l’encadrement, la professionnalisation des joueurs sont totalement différents qu’il y a 20 ans.
La nature du jeu a également changé. L'afflux d’attaquants égyptiens a modifié le jeu et l'a rendu plus dynamique. Les matchs étaient en général plus dans une stratégie d’épuisement précédemment.

Et nous continuons d'essayer de développer le sport tous les jours: nous avons plus de 800 membres et plus de 200 événements par an - il y a toujours quelque chose à faire et ce n'est jamais ennuyeux !



2. La PSA est en charge de l’organisation du circuit international de squash, vous vous intéressez de près à l’Open international de squash de Nantes depuis 2 ans, vous serez à Nantes cette année, que représente pour vous cet événement ?

Nantes est un nouvel événement original et passionnant pour le circuit international PSA. Il a attiré beaucoup l'attention au cours des deux dernières années. Nous sommes très heureux de voir comment il va continuer son développement et ce que l'avenir peut réserver.


3. Vous parcourez le monde au travers des plus grands tournois au monde, qu’est-ce qui distingue Nantes, voyez-vous cet événement comme un étendard du circuit ?

Le développement des secteurs de production - la mise en scène, l'éclairage, l'approche alternative du marketing et l'enthousiasme de l'équipe organisatrice - étaient singuliers et se sont vraiment distingués sur l'événement l'année dernière.

L'équipe derrière l'événement a une approche très différente des autres tournois. Elle est vraiment axée sur une identité propre, en essayant à chaque fois de nouvelles idées et en mettant l'accent sur l'expérience du spectateur au-delà du squash proprement dit.

 

4. Le 13 septembre, la ville olympique sera choisie. La France étant la 3ème nation au monde depuis 10 ans, après Nantes, le Championnat du Monde de Squash par équipe sera organisé à la fin du mois de novembre à Marseille, qu’est-ce qui manque au squash pour intégrer les Jeux olympiques, surtout si Paris était élu pour 2024 ?

Nous avons vraiment essayé pendant la dernière décennie que le squash devienne un sport olympique et, à plusieurs reprises, nous avons été très proches de l'intégration olympique. Malgré cela, le sport a continué de croître et à se développer et je pense qu'il faut continuer nos efforts indépendamment d’une éventuelle décision olympique.

Bien sûr, si Paris organise les Jeux 2024, alors nous aurons une opportunité en or. Parce que le CIO a introduit la possibilité pour les pays hôtes de choisir les sports qu'ils veulent avoir dans les jeux - comme le karaté à Tokyo 2020 -. Nous pouvons avoir une excellente opportunité. La France a de belles cartes à jouer avec le squash, certains des meilleurs joueurs du monde à l'heure actuelle et bien sûr également, Jacques Fontaine, qui est président de la World Squash Fédération.

Malgré tout cela, l’histoire nous a appris à ne pas trop s’exciter. Attendons de voir ce qui se passera en septembre.

 

5. Un PSA World Series à Nantes, comme un Open de France, en quelque sorte, dans un avenir proche, est-ce pour vous une éventualité, vous soutiendriez ce projet ?

Avoir un événement des World Series en France - en Europe continentale - serait un grand coup de pouce pour le sport. Avec des joueurs français comme Greg Gaultier, Mathieu Castagnet, Camille Serme qui sont au plus haut niveau, et d'autres joueurs comme Simon Rösner et Borja Golán au sommet de leurs jeux pour l'Allemagne et l'Espagne, ce serait donner à ces joueurs une vitrine qu’ils méritent. Il y a aussi un grand public de squash en Europe qui n'a actuellement pas la chance d'assister facilement à un événement de très haut niveau.




Publié le dimanche 3 septembre 2017

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Publié le dimanche 3 septembre 2017

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